Saturday, August 8, 2026
Thursday, April 3, 2025
By the Shore
Waves beating the rocks
The freezing fog
Lifts to show
Endlessness
In arctic blue grays
==== And I think of you ===
Despite the desolate coasts of
Winters past
Can't you see
The green
Beneath the snow?
=== As I do ===
The seagulls have fallen silent,
But storms come to pass.
And upon the return of the swallows
May will see you with a crown
Of flowers in your hair.
===Can we wait by the shore?===
The freezing fog
Lifts to show
Endlessness
In arctic blue grays
==== And I think of you ===
Despite the desolate coasts of
Winters past
Can't you see
The green
Beneath the snow?
=== As I do ===
The seagulls have fallen silent,
But storms come to pass.
And upon the return of the swallows
May will see you with a crown
Of flowers in your hair.
===Can we wait by the shore?===
Copyright 2010 Alain Millon
Sous-Bois
Comme dans une forêt épaisse
Où je me serais perdu,
Je laisse des traces:
Signes, branches cassées,
L'empreinte de mes pas, un bout de chiffon,
Ton initiale découpée dans l'écorce d'un chêne.
Elle y sera encore dans cent ans,
Et d'autres qui, eux aussi, se seront égarés,
Imagineront ce conte étonnant.
Encore, les chuchotements du vent me parviennent
Car, oui, j'entends ta voix.
Hier, aujourd'hui, demain,
Toujours, encore, et sans fin...
M'entends-tu?
Jusqu'à mon dernier souffle,
Je t'attendrai.
Comprends-tu?
Silencieux, je marche.
Silencieuse, tu m'observes.
Viens, donne-moi la main,
Et nous ne nous perdrons plus jamais.
Je laisse des traces:
Signes, branches cassées,
L'empreinte de mes pas, un bout de chiffon,
Ton initiale découpée dans l'écorce d'un chêne.
Elle y sera encore dans cent ans,
Et d'autres qui, eux aussi, se seront égarés,
Imagineront ce conte étonnant.
Encore, les chuchotements du vent me parviennent
Car, oui, j'entends ta voix.
Hier, aujourd'hui, demain,
Toujours, encore, et sans fin...
M'entends-tu?
Jusqu'à mon dernier souffle,
Je t'attendrai.
Comprends-tu?
Silencieux, je marche.
Silencieuse, tu m'observes.
Viens, donne-moi la main,
Et nous ne nous perdrons plus jamais.
English translation
Undergrowth
As in a thick forest
Where I lost myself,
I leave traces:
Signs, broken branches,
A footprint, a piece of cloth,
Your initial cut in the bark of an oak.
It will still be there in a hundred years,
And others, too, will be lost,
Thinking of this amazing tale.
Still, the wind's whispers reach me
As, yes, I hear your voice.
Yesterday, today, tomorrow
Still, always, endlessly ...
Can you hear me?
Until my last breath
I'll wait.
Do you understand?
Silent, I walk.
Silent, you watch me.
Come. Take my hand
And we'll never get lost again.
Where I lost myself,
I leave traces:
Signs, broken branches,
A footprint, a piece of cloth,
Your initial cut in the bark of an oak.
It will still be there in a hundred years,
And others, too, will be lost,
Thinking of this amazing tale.
Still, the wind's whispers reach me
As, yes, I hear your voice.
Yesterday, today, tomorrow
Still, always, endlessly ...
Can you hear me?
Until my last breath
I'll wait.
Do you understand?
Silent, I walk.
Silent, you watch me.
Come. Take my hand
And we'll never get lost again.
Copyright Alain Millon 2010
Tuesday, August 13, 2024
Matins d'Enfance
Le carré bleu de la lucarne,
La voix d'une voisine hélant Madame Untel
« Il va encore faire bien chaud aujourd'hui ! »,
Puis le cri lointain du rémouleur chantonnant
« Couteaux, ciseaux… »,
La charrette cahotant sur les pavés,
Un air d'accordéon passant à la TSF,
Enfin le parfum du café me parvenant de la cuisine,
Chuchotent tous à l'oreille :
« C'est l'été. Plus d'école… »
De dessous les draps rêches de coton blanc,
Je perçois
Les pas de Mémé faisant craquer les marches
De l'escalier bicentenaire.
Je referme les yeux.
C'est un jeu.
« Allez ! Debout l'artiste peintre ! »
Chante son accent périgourdin.
« Tes tartines t'attendent. »
L'idée de confitures de mirabelles
Et de reines-claudes me font sauter du lit
Et je cours vers ce petit déjeuner convoité
Sans avoir oublier
En passant
De dénouer son tablier à carreaux bleus.
Elle me gronde :
« Screugneugneu ! »
Mais nous rions déjà.
La journée va être chargée :
Je l'aiderai à passer les meubles
A la cire d'abeille ;
Nous irons donner du grain aux poules,
De la luzerne aux lapins ;
Après, j'irai vite au jardin
Que Pépé loue à des riches
Lui porter son casse-croûte.
Après avoir dit
« Merci, petiot »,
Il sortira de la poche de son bleu de travail
Un couteau à six lames qu'il me laisse parfois admirer.
Puis, méthodiquement,
Il coupera
Et lamelles de pain,
Et fromage de chèvre,
Le tout arrosé d'un verre de vin de pays
Qu'il boit d'une timbale en fer blanc.
Il m'en tendra un bout
Sans mot dire
Car il n'est pas causant
Mon grand-père
A moins qu'il ne parle de la Grande Guerre,
D'obus explosant, de tranchées boueuses, ou de camarades morts
Inutilement au champ.
Maintenant c'est l'heure du labeur.
Je l'imite en tout.
Il crache dans ses mains avant de saisir la fourche
Et j'en fais autant quoique la mienne,
Confectionnée par ses soins,
Ne soit pas aussi lourde.
J'abandonne ce travail
Dès que je retourne un nid de fourmis rouges
Ou suis suivi d'une guêpe.
« Ah, tu ferais un drôle de paysan, toi, »
Ronchonne-t-il.
J'aime aussi m'aventurer vers les framboisiers de la voisine.
Leurs fruits en sont bien meilleurs que les nôtres.
Elles paraissent plus grosses, plus juteuses et succulentes.
Je guette. Personne ne m'a vu. J'en cueille.
Une…
Deux…
Trois…
De nouveau à la maison,
Pépé racontera cette histoire :
Que j'avais la bouche et les mains tachées de rouge,
Et que si « La Vieille » m'avait attrapé,
On aurait eu des ennuis.
« Qui vole un œuf vole un bœuf… »
Mais dans leurs regards qui se veulent durs,
Moi, l'enfant,
Je ne vois que tout l'amour du monde.
La voix d'une voisine hélant Madame Untel
« Il va encore faire bien chaud aujourd'hui ! »,
Puis le cri lointain du rémouleur chantonnant
« Couteaux, ciseaux… »,
La charrette cahotant sur les pavés,
Un air d'accordéon passant à la TSF,
Enfin le parfum du café me parvenant de la cuisine,
Chuchotent tous à l'oreille :
« C'est l'été. Plus d'école… »
De dessous les draps rêches de coton blanc,
Je perçois
Les pas de Mémé faisant craquer les marches
De l'escalier bicentenaire.
Je referme les yeux.
C'est un jeu.
« Allez ! Debout l'artiste peintre ! »
Chante son accent périgourdin.
« Tes tartines t'attendent. »
L'idée de confitures de mirabelles
Et de reines-claudes me font sauter du lit
Et je cours vers ce petit déjeuner convoité
Sans avoir oublier
En passant
De dénouer son tablier à carreaux bleus.
Elle me gronde :
« Screugneugneu ! »
Mais nous rions déjà.
La journée va être chargée :
Je l'aiderai à passer les meubles
A la cire d'abeille ;
Nous irons donner du grain aux poules,
De la luzerne aux lapins ;
Après, j'irai vite au jardin
Que Pépé loue à des riches
Lui porter son casse-croûte.
Après avoir dit
« Merci, petiot »,
Il sortira de la poche de son bleu de travail
Un couteau à six lames qu'il me laisse parfois admirer.
Puis, méthodiquement,
Il coupera
Et lamelles de pain,
Et fromage de chèvre,
Le tout arrosé d'un verre de vin de pays
Qu'il boit d'une timbale en fer blanc.
Il m'en tendra un bout
Sans mot dire
Car il n'est pas causant
Mon grand-père
A moins qu'il ne parle de la Grande Guerre,
D'obus explosant, de tranchées boueuses, ou de camarades morts
Inutilement au champ.
Maintenant c'est l'heure du labeur.
Je l'imite en tout.
Il crache dans ses mains avant de saisir la fourche
Et j'en fais autant quoique la mienne,
Confectionnée par ses soins,
Ne soit pas aussi lourde.
J'abandonne ce travail
Dès que je retourne un nid de fourmis rouges
Ou suis suivi d'une guêpe.
« Ah, tu ferais un drôle de paysan, toi, »
Ronchonne-t-il.
J'aime aussi m'aventurer vers les framboisiers de la voisine.
Leurs fruits en sont bien meilleurs que les nôtres.
Elles paraissent plus grosses, plus juteuses et succulentes.
Je guette. Personne ne m'a vu. J'en cueille.
Une…
Deux…
Trois…
De nouveau à la maison,
Pépé racontera cette histoire :
Que j'avais la bouche et les mains tachées de rouge,
Et que si « La Vieille » m'avait attrapé,
On aurait eu des ennuis.
« Qui vole un œuf vole un bœuf… »
Mais dans leurs regards qui se veulent durs,
Moi, l'enfant,
Je ne vois que tout l'amour du monde.
Copyright 2010 Alain Millon
Friday, November 10, 2017
Of Things Past
The wind carried the distant caws
of seagulls. They came to the valley while light rain soaked the fields and
invisible dried leaves whirled up in the night.
The drizzle made up the music
With its drops.
No human voice.
No roaring engine.
Not even the muffled flight of an airplane above.
Behind the clouds, strings of gilded memories lit up like stars.
Wednesday, May 1, 2013
Tuesday, April 19, 2011
Sortie des Artistes
If life's a stage
Let us find a graceful
Exit
Let us not
Bore the occasional spectators with
An endless tragic soliloquy
Only we
Can stand
Upright
Only we
Can walk
Away
Let us not care
If they applaud or if they boo
If they throw roses or wretched remarks
Far from the glittery gold of false compliments
Away from glamour and frozen smiles
We will remove our masks
Once and for all
The door marked
"Sortie des Artistes"
Will slam shut
(We've tossed the key)
Then and only then
Can we weep and believe
Alone we stood
Alone we walked
Away
At last
We are free
Copyright 2011 Alain Millon
Labels:
poetry
Sous-Bois
Comme dans une forêt épaisse
Où je me serais perdu,
Je laisse des traces:
Signes, branches cassées,
L'empreinte de mes pas, un bout de chiffon,
Ton initiale découpée dans l'écorce d'un chêne.
Elle y sera encore dans cent ans,
Et d'autres qui, eux aussi, se seront égarés,
Imagineront ce conte étonnant.
Les chuchotements du vent me parviennent
Car, oui, j'entends ta voix.
Hier, aujourd'hui, demain,
Toujours, encore, et sans fin...
M'entends-tu?
Jusqu'à mon dernier souffle,
Je t'attendrai.
Comprends-tu?
Silencieux, je marche.
Silencieuse, tu m'observes.
Viens, donne-moi la main,
Et nous ne nous perdrons plus jamais.
Où je me serais perdu,
Je laisse des traces:
Signes, branches cassées,
L'empreinte de mes pas, un bout de chiffon,
Ton initiale découpée dans l'écorce d'un chêne.
Elle y sera encore dans cent ans,
Et d'autres qui, eux aussi, se seront égarés,
Imagineront ce conte étonnant.
Les chuchotements du vent me parviennent
Car, oui, j'entends ta voix.
Hier, aujourd'hui, demain,
Toujours, encore, et sans fin...
M'entends-tu?
Jusqu'à mon dernier souffle,
Je t'attendrai.
Comprends-tu?
Silencieux, je marche.
Silencieuse, tu m'observes.
Viens, donne-moi la main,
Et nous ne nous perdrons plus jamais.
Copyright 2011 Alain Millon
Labels:
poesie
Monday, April 18, 2011
Treasure Chest
unearth
the treasure chest
you hid
the mementos of
your past tucked away
from indiscreet eyes
(you and I and we and soul and heart)
do not weep when
you read
the red words on white
or stumble on
a pressed wildflower
handed to you on a country road
during a summer day
(june poppies and august roses
you and I and we and soul and heart)
instead
remember
how
she looked at you that day
or when
he stopped to kiss you
for no reason at all
(green hills and fields of gold
you and I and we and soul and heart)
recapture
for
a moment
the light flooding your spirit
when your lover told
you
(moon, planets and stars
you and I and we and soul and heart)
the words you never thought you'd
hear
(you and I and we and soul and heart)
and they came together like
an exploding
SUN
(you and I and we and soul and heart
june poppies and august roses
green hills and fields of gold
moon, planets and stars
shall stay there for you to carry
and muse about
when all you have left
are memories in a treasure chest)
the treasure chest
you hid
the mementos of
your past tucked away
from indiscreet eyes
(you and I and we and soul and heart)
do not weep when
you read
the red words on white
or stumble on
a pressed wildflower
handed to you on a country road
during a summer day
(june poppies and august roses
you and I and we and soul and heart)
instead
remember
how
she looked at you that day
or when
he stopped to kiss you
for no reason at all
(green hills and fields of gold
you and I and we and soul and heart)
recapture
for
a moment
the light flooding your spirit
when your lover told
you
(moon, planets and stars
you and I and we and soul and heart)
the words you never thought you'd
hear
(you and I and we and soul and heart)
and they came together like
an exploding
SUN
(you and I and we and soul and heart
june poppies and august roses
green hills and fields of gold
moon, planets and stars
shall stay there for you to carry
and muse about
when all you have left
are memories in a treasure chest)
Copyright 2011 Alain Millon
Labels:
poetry
Reveils
Sous les caresses
De rayons de lune,
Leurs pétales encore fermés,
Les marguerites d'Afrique
Dissimulent leur pistils noirs violacés
Enceints de pépites d'or
Pour ne les offrir qu'aux abeilles,
A l'air et au soleil.
Elles seront bouquet
Pour tes yeux
Qui s'ouvriront
Quand tu entendras
La chanson des cigales
De ce matin d'été,
Premier été
De notre amour.
De rayons de lune,
Leurs pétales encore fermés,
Les marguerites d'Afrique
Dissimulent leur pistils noirs violacés
Enceints de pépites d'or
Pour ne les offrir qu'aux abeilles,
A l'air et au soleil.
Elles seront bouquet
Pour tes yeux
Qui s'ouvriront
Quand tu entendras
La chanson des cigales
De ce matin d'été,
Premier été
De notre amour.
Copyright 2011
Labels:
poesie
Rayons
J'ai pensé à :
L'infini de tes yeux
~ Les couleurs du matin
~ L'espoir de midi
~ La douceur du soir
La chanson de ta voix
~ Le merle qui siffle
~ Le chant du rossignol
~ Le coucou des bois
L'arôme de ton corps
~ Les foins fraîchement coupés
~ Le jasmin, le laurier, et le thym
~ Une rose rouge de ton jardin
Le miel de tes lèvres
~ Une fraise cueillie à l'ombre des bois
~ Une framboise couverte de rosée
~ Un abricot chauffé par le soleil
La nappe de ta peau
~ Une étoffe de soie
~ Un drap de satin
~ L'eau d'une fontaine
Tu m'as dit
« Souviens-toi que je t'aime. »
Et, grâce à toi, où que je sois,
L'allégresse illumine l'écrin de mon âme.
L'infini de tes yeux
~ Les couleurs du matin
~ L'espoir de midi
~ La douceur du soir
La chanson de ta voix
~ Le merle qui siffle
~ Le chant du rossignol
~ Le coucou des bois
L'arôme de ton corps
~ Les foins fraîchement coupés
~ Le jasmin, le laurier, et le thym
~ Une rose rouge de ton jardin
Le miel de tes lèvres
~ Une fraise cueillie à l'ombre des bois
~ Une framboise couverte de rosée
~ Un abricot chauffé par le soleil
La nappe de ta peau
~ Une étoffe de soie
~ Un drap de satin
~ L'eau d'une fontaine
Tu m'as dit
« Souviens-toi que je t'aime. »
Et, grâce à toi, où que je sois,
L'allégresse illumine l'écrin de mon âme.
Copyright 2011 Alain Millon
Friday, March 18, 2011
Vague
Avant que la marée ne les emporte,
Sur le sable chaud, j'écris trois mots
Dont les coquillages forment les sept lettres.
Un bulot met le point sur le «i».
Une algue dessine l'apostrophe
De « je t'aime ».
Sur le sable chaud, j'écris trois mots
Dont les coquillages forment les sept lettres.
Un bulot met le point sur le «i».
Une algue dessine l'apostrophe
De « je t'aime ».
Copyright 2011 Alain Millon
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