...Si tu me voyais
Essayant de deviner ton soleil
Qui tarde à venir...
Je regarde par la fenêtre.
Il pleut.
La dernière tempête est là. Les bourrasques s'engouffrent entre les rangs d'arbres en fleur. Ainsi vont virevolter des flocons roses et blancs du nouveau printemps qui ne fait que s'installer.
Je prépare un plat. Dans une cocotte, mijotent des haricots à la mexicaine dont les relents envahissent la maison. Je voudrais confectionner des tortillas de maïs faites main et les griller à même le feu rien que pour humer leur odeur. Et du citron vert. Et une purée de piments rouges et forts. Et des tranches d'avocat.
Mais je n'ai pas faim. Je préfère penser. C'est-à-dire penser à toi.
Chez toi, c'est la nuit. La nuit froide de l'hiver. De ton toit, descendent les longs doigts de stalagmites glacées. Goutte à goutte...
Tu dors. Alors je chuchote. Discrètement. Tu ne m'entends pas. Je te dis des tas de choses : de petites et grandes nouvelles, des choses frivoles, des histoires, des contes.
Le réveil tic-taque.
Je pense au grand oiseau blanc qui vient de s'envoler d'une branche. Ce qu'il doit voir, ce qu'il verra, ce que tu verras lorsqu'il passera au-dessus de toi. Tu placeras ta main en visière et tu te souviendras.
Je réécoute maintenant une deuxième Nocturne.
J'attends ma nuit.
Essayant de deviner ton soleil
Qui tarde à venir...
Je regarde par la fenêtre.
Il pleut.
La dernière tempête est là. Les bourrasques s'engouffrent entre les rangs d'arbres en fleur. Ainsi vont virevolter des flocons roses et blancs du nouveau printemps qui ne fait que s'installer.
Je prépare un plat. Dans une cocotte, mijotent des haricots à la mexicaine dont les relents envahissent la maison. Je voudrais confectionner des tortillas de maïs faites main et les griller à même le feu rien que pour humer leur odeur. Et du citron vert. Et une purée de piments rouges et forts. Et des tranches d'avocat.
Mais je n'ai pas faim. Je préfère penser. C'est-à-dire penser à toi.
Chez toi, c'est la nuit. La nuit froide de l'hiver. De ton toit, descendent les longs doigts de stalagmites glacées. Goutte à goutte...
Tu dors. Alors je chuchote. Discrètement. Tu ne m'entends pas. Je te dis des tas de choses : de petites et grandes nouvelles, des choses frivoles, des histoires, des contes.
Le réveil tic-taque.
Je pense au grand oiseau blanc qui vient de s'envoler d'une branche. Ce qu'il doit voir, ce qu'il verra, ce que tu verras lorsqu'il passera au-dessus de toi. Tu placeras ta main en visière et tu te souviendras.
Je réécoute maintenant une deuxième Nocturne.
J'attends ma nuit.
Copyright 2011 Alain Millon