Dans la Baie des Trépassés,
Par les nuits noires de tempête,
L'on entend les mugissements des marins oubliés,
Cadavres livides, fantômes que crache l'océan.
Par-dessus les vagues gonflant leurs eaux noirâtres
L'on devine les craquements sourds des carcasses
S'écrasant sur ces traîtres rochers.
Les dernières prières des équipages,
Mêlées aux hurlements de peur,
Les sanglots des enfants,
Et les pleurs de leurs mères, veuves esseulées,
Se noient dans la symphonie violente du vent
Qui, interminablement, balaie les falaises
De sa musique infernale.
Là-haut, des croix silencieuses écartent leurs bras vers le ciel éteint.
Par les nuits noires de tempête,
L'on entend les mugissements des marins oubliés,
Cadavres livides, fantômes que crache l'océan.
Par-dessus les vagues gonflant leurs eaux noirâtres
L'on devine les craquements sourds des carcasses
S'écrasant sur ces traîtres rochers.
Les dernières prières des équipages,
Mêlées aux hurlements de peur,
Les sanglots des enfants,
Et les pleurs de leurs mères, veuves esseulées,
Se noient dans la symphonie violente du vent
Qui, interminablement, balaie les falaises
De sa musique infernale.
Là-haut, des croix silencieuses écartent leurs bras vers le ciel éteint.
Copyright 2010 Alain Millon